L'appartement 22

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L’appartement 22,
279 avenue Mohamed V,
MA-10000 Rabat,
T +212663598288,
Les résidences d’artistes en 2020

L’appartement 22 présente les artistes et curateur.rice.s résident.e.s pour l’année 2020
mercredi 21 octobre 2020

Les résidences de 2020 se font dans la distanciation physique due à la crise du COVID-19, mais dans la proximité d’une actualité où toutes les parties du monde semblent avoir un devenir partagé. Les conflits, les injustices historiques refont surface, et les tensions politiques sont plus que jamais perverses, certains politiciens semblant user des fake news comme ils jouent au poker. Nous voyons aussi une grande solidarité des mouvements culturels et sociaux, le mouvement décolonial, les activistes pour les libertés individuelles, LGBT+ au Maroc et en Égypte dénoncent les attaques obscurantistes et électoralistes, les groupes de femmes pour la liberté de mouvement et le droit amplifient leurs combats pour l’égalité.

Les artistes et curateur.trice.s sélectionné.e.s et accompagné.e.s pour cette édition de résidences de recherche et de production travaillent entre ateliers, espaces virtuels et rencontres réelles :

NASSIM AZARZAR*, artiste et concepteur graphique, développe des recherches qui le mènent vers l’exploration de formes et d’images populaires, notamment sur les camions de transport de marchandises entre les villes portuaires et les villages des montagnes des Atlas et du Rif. Avant de rejoindre Qanat (collectif d’artistes et de chercheurs explorant l’eau par ses aspects politiques et poétiques) en 2019, Nassim a co-fondé l’Atelier Superplus, dédié au design entre Paris, Bristol et Tanger). Il a aussi co-fondé le projet Think Tangier, une plateforme d’exploration de la ville de Tanger et ses extensions au niveau urbain et visuel, et enfin l’Atelier Kissaria autour des pratiques d’impression expérimentale. Sa pratique artistique passe par la recherche et l’exploration d’un langage formel. Mêlant motifs naturels, techniques d’impression et cultures populaires. Nassim Azarzar crée de nouveaux motifs, intrinsèques à leurs contextes et à leurs espaces de création, afin de questionner notre rapport à la modernité. * né en 1989 en France, vit et travaille à Rabat.

FLORE ECKMANN* Dans son travail, elle attire notre attention sur la fragilité, l’instabilité et la relativité des choses, des signes et des mots. Elle vise à produire un état de tension, installant une ambiguïté entre plusieurs possibles. Elle utilise plusieurs médias en étant attentive aux possibilités de chacun d’eux et porte toujours beaucoup d’attention aux relations qu’elle peut établir avec le spectateur. Flore Eckmann cherche à corréler le contenu et le contexte d’existence de son travail. Pour cela, elle développe de plus en plus de projets qui s’infiltrent dans des circuits de diffusion différents de ceux traditionnels de l’art. * née en 1994 en Belgique, vit et travaille à Saint-Denis.

KHADIJA EL ABYAD* fait partie d’une génération d’artistes post-internet qui ont investi les outils de communication comme espaces d’exposition et comme alternatives aux limites des systèmes et lieux officiels. Cette génération est témoin d’une époque de tensions sociales sur le plan local est globale. Dans un Maroc où le marché de l’art est encore marginal et ou le peuple vit une forme de désillusion qui vis-à-vis du politique. Le travail de Khadija El Abyad consiste en des mises en scène de fragments de son propre corps, comme un reflet du corps social tiraillé entre fierté et tabou. Regardant les grandes figures d’artistes résistantes qui mettent en scène leurs corps et la condition humaine, Mona Hatoum, Eva Hess, et des citoyens anonymes comme ses parents ou les femmes Amazigh du Maroc, Khadija El Abyad traduit les contradictions entre l’exclusion du corps de la femme dans l’espace public et sa célébration dans la mythologie. Avec l’usage de cheveux et de poils du corps, éléments très résistants à la décomposition, l’artiste tisse le reflet de la violence à laquelle le corps de la femme est exposé au quotidien. * née en 1991 au Maroc, vit et travaille à Rabat et Agadir.

NADA ELKALAAWY* est une artiste anglo-égyptienne, ayant grandi entre ces deux cultures. Elle a fait partie de MASS Alexandria 2018-2019, un programme d’étude et de résidence indépendant à Alexandrie, fondé par l’artiste Wael Shawky. Son expérience personnelle est la matière première de son travail, puisqu’elle s’inspire de photographies relatives à sa vie quotidienne et à la culture populaire, entremêlant de multiples temporalités et localités qu’elle vient enrichir par des détails purement imaginaires. La peinture est pour elle une enquête constante sur la façon d’aborder l’objet du désir. Cela lui permet de raconter des histoires universelles et applicables à tous ceux qui ont vécu une séparation, une perte. Mais Nada Elkalaawy intègre également des projets de dessin, d’animation et de tapisserie réalisée à la main, reliés au médium pictural, créant un dialogue entre ces différents médiums. * née en 1995 en Égypte, vit et travaille à Londres.

DEVIN HENTZ* est une chercheuse et auteure indépendante, vivant à Dakar (Sénégal). Son intérêt porte sur les choix vestimentaires, mais aussi sur les flux mondiaux en jeu qui déterminent les vêtements que l’on porte sur/hors de notre corps. Pensant l’art contemporain en parallèle aux pratiques vestimentaires, elle interroge également l’influence de la colonisation dans le développement de l’habillement et des stéréotypes. Devin travaille avec les mots, les images et le tissu comme des sites de jeu et dans le but de développer des liens transculturels. Elle poursuit un master en Études de la mode avec une mineure en Développement communautaire créatif à la Parsons School of Design (New York). * née aux États-Unis, vit et travaille à Dakar.

MARIA KARIM* est l’une des artistes marocaines les plus importantes de sa génération, son travail engage l’auteur et le sujet comme un tout indissociable. Elle se consacre exclusivement à la peinture, après être passée par la photographie et le film documentaire. Elle débute en 2014 une série d’autoportraits saisissants dans lesquels elle se représente sous la forme de « fhoemmes » baptisé.e.s Aria, Kärl ou Ora. Autant de figures au regard vide qui semblent nous contempler d’un au-delà inconnu ou inaccessible, entre angoisse transhumaniste et désorientation transgenre. La peinture comme expérience intérieure d’un état de déflagration aux accents cosmiques. Bienvenue dans la « post-humanité » ! Maria Karim est invitée à investir L’appartement 22 pour un temps de résidence-exposition à partir des carnets de dessins de l’artiste et de ses conversations avec ses ami.e.s et modèles. * née au Maroc, vit et travaille à Casablanca.

AÏDA OMARY Du fait de sa double formation, en Droit et en sciences humaines - Philosophie et Histoire de l’art - Aïda Omary se définit à la fois comme juriste, chercheuse et curatrice, menant autant un travail d’écriture, qu’une pratique de commissariat. Elle inscrit sa pratique là où les sciences et l’art se croisent dans un dialogue muet, entre intermédiarité et transdisciplinarité. Elle s’intéresse à la phénoménologie de l’art flanquée aux faits de nos sociétés et en particulier aux liens entre l’art et la pratique du football, en incluant la symbolique qui peut être attachée à ce sport, entre marginalité, cohésion dans les stades, mais aussi moments de colère tolérés... * née en 1990 au Maroc, vit et travaille à Alger et Casablanca.

LOUTFI SOUIDI est un artiste pluridisciplinaire ayant recours à différents médiums (installation, photographie, sculpture), dans le but d’expérimenter de nouvelles formes. Pour réaliser ses œuvres, il s’intéresse aux objets de la vie courante, qu’il récupère ou achète dans des magasins de seconde main ou sur les marchés. Par le biais d’accumulation, de détournement ou d’assemblage, il transforme ces objets afin de symboliser une idée. S’inspirant de la vie quotidienne des quartiers populaires, des médinas, des souks, il s’intéresse à la symbolique attachée au mobilier, et notamment à la chaise, ou à l’assise de façon générale, et aux interactions que l’homme peut avoir avec cet objet. * né en 1994 au Maroc, vit et travaille à Marrakech.